Ce que les épreuves m’ont appris sur la résilience

Serge Dumont

Je n’ai pas toujours su comment traverser les périodes difficiles.

Il m’est arrivé de vouloir tout contrôler.

De chercher des réponses immédiates.

De croire que si j’en faisais «assez», tout finirait par s’arranger grâce à mes efforts .

Mais avec le temps, j’ai compris quelque chose de plus simple… et de peut-être plus exigeant :

La résilience repose sur deux mouvements…. Agir. Puis lâcher-prise.

Faire ma part, honnêtement...

Quand une épreuve surgit, je commence toujours par la même question :

«Qu’est-ce qui dépend réellement de moi, ici et maintenant ?»

Mes paroles ?

Mes décisions ?

Mon attitude ?

L’effort que je choisis d’investir ?

Je fais ce que je peux, avec les simples ressources dont je dispose.

Pas parfaitement… mais sincèrement.

Et il y a une grande paix qui se dépose dans cette posture.

Parce qu’au fond, la résilience commence ici… dans le fait de savoir que j’ai fait de mon mieux.

Je ne peux pas contrôler les résultats finaux, mais je peux au moins choisir d’agir en accord avec moi-même.

Accepter ce qui ne m’appartient pas...

Il y a toujours une part de la réalité qui nous échappe.

Les réactions des autres.

Le timing.

Les circonstances extérieures.

Les imprévus.

Et, longtemps, j’ai lutté de toutes mes forces contre cela.

Comme si insister davantage pouvait forcer la Vie à obéir.

Puis j’ai compris que cette lutte m’épuisait beaucoup plus que l’épreuve elle-même… et ne donnait pas vraiment de résultats positifs.

Alors j’ai appris, doucement, à m’en remettre à la Vie.

Non pas par fatalisme… Mais par confiance.

Donc, après avoir fait ma part, je relâche la pression, et je cesse de vouloir tout porter sur mes épaules.

Et dans cet abandon, je découvre quelque chose d’inattendu… une forme de solidité intérieure.

La résilience n’est pas un combat permanent...

Ce n’est pas serrer les dents...

Ce n’est pas être invincible...

C’est alterner entre responsabilité et abandon.

Entre action consciente et confiance profonde.

Je ne suis ni tout-puissant… ni totalement impuissant.

Je suis simplement en relation avec la Vie.

Et cette relation demande à la fois... engagement total et foi.

Un mini-exercice : le cercle du contrôle et le cercle de la confiance

Si tu traverses une période difficile, voici un exercice simple que je pratique encore aujourd’hui.

Prends une feuille.

Traces deux cercles.

Dans le premier cercle, écris :

Ce qui dépend de moi.

  • Les actions que je peux poser

  • Les décisions que je peux prendre

  • Les limites que je peux exprimer

  • L’énergie que je choisis d’y mettre

Engage-toi réellement à faire ta part, concrètement et honnêtement.

Puis, dans le second cercle, écris :

Ce qui ne dépend pas de moi.

  • Les réactions des autres

  • Les délais

  • Les résultats

  • Les circonstances

Regarde cette liste quelques instants, puis fait un geste symbolique.

Plie la feuille.

Ferme les yeux.

Et dis intérieurement :

« J’ai fait ma part... et je remets le reste à la Vie. »

Ce n’est pas un abandon passif… c’est un acte de confiance active.

À chaque fois que je pratique cet exercice, je sens la pression diminuer, parce que je cesse de porter ce qui ne m’appartient pas.

Ainsi, aujourd’hui, je ne cherche plus à tout maîtriser.

Je cherche à agir en cohérence avec moi-même… et à faire confiance pour le reste.

Si toi aussi tu traverses une épreuve en ce moment, peut-être peux-tu te poser ces deux questions :

«Qu’est-ce qui dépend réellement de moi ?»

​«Et qu’est-ce que je peux choisir de remettre à plus grand que moi ?»

Parfois, la résilience tient simplement dans cette distinction.

Et souvent… cela suffit à retrouver une certaine paix intérieure.

Ces thèmes sont approfondis dans mes livres de développement personnel et d’auto-thérapie.

Cette réflexion s’inscrit également dans la vision présentée dans ma Philosophie éditoriale.

De plus, pour mieux comprendre le parcours qui nourrit ces écrits, vous pouvez lire Mieux me connaître.